Pierre-Alain Chambaz |Un marché à 20,4 milliards d’euros en 2020

Dénommé « Pepper » (Poivre), ce robot sera vendu 198.000 yens (1.420 euros) hors taxes au Japon. Blanc aux yeux bleus, il mesure la taille d’un enfant (environ 1m20), en a même la voix et se déplace sur les roulettes qui lui font office de pieds. Développé par Aldebaran, dont Softbank est actionnaire depuis 2012, Pepper sera fabriqué par le groupe taïwanais Hon Hai Precision Industry. Il utilisera les technologies d’informatique dans le cloud pour partager des données susceptibles de lui permettre de développer ses capacités. Si son premier robot humanoïde, Nao, a été écoulé à 5.000 exemplaires dans 70 pays du monde, Softbank n’est pas le seul groupe japonais à travailler au développement de robots de compagnie. Aux dires de ses créateurs, Pepper peut tenir une conversation et, surtout, comprendre les réactions de ses interlocuteurs afin d’en tirer de l’expérience pour ses futures rencontres. Honda travaille de son côté depuis plus de 10 ans au développement de son propre robot, Asimo, qui pourrait entre autres remplir des tâches d’auxiliaire de vie auprès des personnes âgées. Panasonic et sa filiale spécialisée ActiveLink ont présenté cette semaine des vêtements dotés de fonctions robotiques, destinés à aider à la réalisation de tâches difficiles, comme le port de lourdes charges, ou répétitives comme la cueillette des fruits. Le groupe japonais Softbank et la start-up française Aldebaran ont annoncé jeudi la commercialisation dès février prochain au Japon d’un robot de forme humanoïde doté de fonctions lui permettant de tenir compagnie à des humains. Deux prototypes seront mis en service dans les boutiques de téléphonie Softbank au Japon dès aujourd’hui, puis petit à petit dans d’autres magasins. La concurrence est forte sur le marché japonais de la robotique, qui était estimé à environ 860 milliards de yens en 2012 et devrait atteindre 2.850 milliards de yens (20,4 milliards d’euros) en 2020 selon un rapport du ministère japonais du Commerce.Certains qualifient les autres de « robots » lorsqu’ils n’ont pas d’émotions, pas de cœur. Pour la première fois dans l’histoire humaine, nous donnons un cœur et des émotions à un robot.Il pourra même apprendre certaines tâches, a déclaré le directeur général de Softbank, Masayoshi Son, lors d’une conférence de presse avec Bruno Maisonnier, le fondateur français d’Aldebaran.Il ne partagera en revanche aucune donnée personnelle sur les personnes avec lesquelles il sera en interaction, a assuré le directeur général de Softbank.

Pierre-Alain Chambaz

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